Vis perdue au pied de la Chartreuse

Compte rendu

Plein les yeux et tout est bien qui finit bien : vive l'accueil grenoblois !

17h30, train de retour vers l'Atlantique : par où commencer le récit de cette superbe et mémorable journée ?

D'abord : oui, j'ai honte d'avoir trahi l'antenne Ouest et déserté la solennelle et néanmoins conviviale réunion d'automne au profit d'une sortie avec Rhône-Alpes. Je bats ma coulpe, et voyant les photos je regrette de n'avoir pas participé aux débats, mais comment pourrais-je regretter d'avoir pédalé au pied de la Chartreuse ??

C'est que l'antenne Rhône-Alpes est extrêmement accueillante : météo favorable, hébergement au top, prêt de vélo en cascade (question de taille, j'emprunte celui de Ricou qui emprunte le nouveau Giant de Claire), prévision de parcours avec des montées entrecoupées de descentes et non en une seule longue montée suivie d'une longue descente comme d'habitude...

Par cette magnifique matinée d'automne, nous nous retrouvons donc à l'heure dite dans une zone industrielle du Grésivaudan, en voiture ou en train, et posons fièrement pour la photo de départ devant la meilleure boîte de la vallée, sous la dent de Crolles saupoudrée de neige.
Et c'est parti, avec une parité parfaite : 3 filles de plus ou moins loin (hier soir les gars ont trouvé les arguments pour convaincre Sophie de remonter sur un VTT, génial) et 3 gars d'assez près.

Ça commence par monter tranquillement à flanc de coteau, entre prairies et maisons, avec des petits morceaux de sous-bois et au bord de forêts panachées des couleurs de l'automne. On tombe vite la couche du dessus pour arborer le maillot jaune et noir ! Par endroits, dans les prés, le sentier est légèrement boueux collant (ça c'est de l'accueil : ils ont même veillé au petit élément pour que je ne sois pas trop dépaysée ! en revanche c'est “vache” pour Sophie qui a perdu l'habitude, et besoin de nouvelles lunettes...)
Dans les villages, je me familiarise avec l'humour rhônalpin : "ça monte mais il y a de l'adhérence, vive le goudron".

Heureusement il y a aussi des morceaux de descente, et des passages en sous-bois, souvent en monotrace. C'est beau partout : en tournant la tête à gauche on voit les sommets de Belledonne déjà bien blancs scintiller au-dessus des nuages, et de l'autre côté les couleurs d'automne éclatantes au soleil !

Même si ce dernier se raréfie en cours de matinée, on n'a pas froid puisqu'on pédale, et dans le bois, grâce à l'expérience du vélo de Ricou, à l'aménagement pédagogique du spot et surtout bien sûr aux conseils de Lolo, j'ai réussi à passer une épingle à cheveux pour la 1re fois de ma vie !!!!!!! restera à réitérer cet exploit de retour à la maison, à droite aussi bien qu'à gauche, voire dans une pente raide, mais l'espoir est revenu.

Nico l'avait annoncé en envoyant les traces : c'est une sortie en mode reco. Ça veut dire que de temps en temps à un croisement lui et Lolo s'arrêtent, se concertent sur le meilleur choix et le sens de la trace, pendant qu'on en profite pour reprendre notre respiration / grignoter / mettre ou enlever une couche ; ils se mettent d'accord suffisamment vite pour éviter qu'on se refroidisse, lancent un “on y va” et partent parfois l'un à droite, l'autre à gauche.
Ceci dit pour une reco, ils n'ont vraiment pas abusé des demi-tours.
On a quand même eu droit à une descente dans le lit instable et profond d'un torrent de montagne (très réduit en cette saison) et à pousser les vélos en glissant sur les cailloux pour remonter de l'autre côté, parce que la trace passe là où il n'y a pas de pont. Sinon c'était 100 m de D+ supplémentaires : certes la montée dans le vallon du Manival, pas très raide mais longue, était magnifique de couleurs sur fond gris de Chartreuse (j'avais une impression d'Ouest américain), mais le forfait de 800 annoncé est déjà fait et même dépassé, en plus les cailloux sur le chemin sont de plus en plus gros, les filles de plus en plus cuites, et Ricou perd les pédales à picots.

Pour profiter de la descente, et du généreux soleil qui réapparaît, on s'arrête pique-niquer dans une parfaite petite clairière. À 6, nous sortons l'équivalent de 4 tablettes de chocolat. Je ne dirai pas combien il en est resté.
Et c'est reparti pour une descente avec juste ce qu'il faut de pente et de cailloux, quand je suis Cricri pour ne pas me poser de questions, ça passe !

De retour dans le bois, la tuile, ou plutôt la vis. Tout à coup, Ricou ne peut plus pédaler : une vis d'une pièce inconnue de Sophie (!) bloque le pédalier, déjà tordue elle s'avère impossible à enlever, même en démontant le plateau... Heureusement que le profil est maintenant descendant, pas trop "radada" (= ça monte et ça descend, c'est bien ça ?) si on s'oriente au plus direct vers la route.

Manque de bol, c'est bientôt l'heure du train qui me permettrait d'attraper celui qui arrive à Nantes à minuit (ce n'est pas que je me transforme en citrouille, mais il faut nourrir le chat). Je quitte donc mes compagnons de sentiers, quasi sans leur dire au revoir ni un énorme merci pour toute cette bonne humeur et ces conseils !
Pendant que nous filons à la gare, ils réussissent à perdre la vis. Après réflexion et comparaison avec des vélos de même modèle plus récents, le coeur en est net : la pièce inconnue étant plus nuisible qu'utile il suffira de la faire supprimer.

Tout est donc bien qui finit bien, et je rentre à la maison avec des paysages dans les yeux pour bien commencer l'hiver et des rires dans la tête pour bien tenir la semaine au bureau !
Et vivement ma prochaine formation à Lyon.

Agnès

Infos pratiques

Nombre de participants :
6 personne(s)
Distance parcourue :
30 Km
Dénivelé positif :
850 m

Ressources liées

Activité VTT 1P by Nico en Rhone-Alpes

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